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Lorsque l’on parle de dépression on pense forcément aux adultes. Et pourtant la dépression infantile est réelle mais méconnue. Seulement 2% des enfants sont touchés mais cela représente tout de même 20 % des consultations en pédopsychiatrie. 

Quels sont les symptômes ?

Il est clairement impossible de transposer les symptômes d’une dépression de l’adulte pour la dépression infantile. Il existe néanmoins quelques pistes de vigilance.

L’abattement, le silence, le repli sur soi, bien connus dans les cas de dépression de l’adulte, peuvent se transformer chez l’enfant en hyperactivité, irritabilité, voire agressivité.

Les parents vont alors penser à un trouble du comportement avant de penser à une dépression infantile.

La liste des manifestations de la dépression infantile est si variée qu’on en est venu à parler de « dépression masquée » ou d’ « équivalent dépressif » pour désigner des symptômes qui peuvent traduire une dépression chez l’enfant, comme l’énurésie (= fait d’uriner inconsciemment et involontairement dans son sommeil) ou l’eczéma.

Il existe cependant quelques essais de diagnostic de la dépression infantile en pédopsychiatrie.Les symptômes qui ressortent sont par exemple une tristesse durable, des difficultés scolaires, un isolement, une anxiété et des phobies, des douleurs physiques, une inhibition, une colère et une agressivité, une douleur morale, une phobie scolaire, voire dans de très rares cas, une tentative de suicide. D’autres recherches ajoutent les troubles du sommeil, l’autodépréciation, les modifications de l’appétit et du poids, entre autres. Bien que les difficultés scolaires soient un symptôme récurrent de la dépression infantile, cette dernière peut aussi se traduire par un surinvestissement à l’école, dans le but d’oublier la souffrance. Parallèlement, un enfant « trop sage » peut aussi cacher un certain mal-être. Existent enfin des cas où l’enfant montre des signes d’hyperactivité, d’irritabilité ou d’asociabilité.

Ecoutez ce qu’il dit

Il y a dans son discours des petites phrases ou mots qui peuvent vous alerter du type “je m’en fous”, “j’ai envie de rien”, “je suis nul”, “je n’y arriverai jamais”. Autant de petits mots qui peuvent indiquer une dépréciation, un manque d’estime de soi, une tristesse, une perte de l’élan vital.

La dépression réactionnelle

Les enfants ou adolescents peuvent vivre une dépression en réaction à un élément passé qu’ils ont mal supporté tel qu’un divorce, un décès, un déménagement ou un événement stressant.

Comment aider votre enfant

Dans la majorité des cas, le simple fait pour votre enfant de voir sa dépression révélée et prise en compte par sa famille soulage sa souffrance.

La famille constitue la principale thérapie de l’enfant. Se sentir écouté, soutenu, aidé ou encore la cohésion et l’affection sont autant de facteurs qui aideront votre enfant à se sentir mieux.

Bien sûr si cela ne suffit pas un suivi par son pédiatre ou alors une psychothérapie pourra être débutée afin de l’aider. Et pourquoi pas une psychothérapie familiale pour qu’il ne se sente pas seul dans son combat 😉

Et enfin n’oubliez pas que bon nombres de thérapeutes peuvent l’aider pour reprendre confiance en lui, sortir de la mélancolie, modifier la perception d’un événement vécu comme la sophrologie, l’hypnose, etc..

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